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Le débat avorté sur la citoyenneté.

Le président de la république  a ouvert un débat sur la citoyenneté qui a tourné court. En lieu et place d’une réflexion salutaire pour affronter les enjeux du siècle, nous avons eu droit à une empoignade digne du village d’Astérix et d’Obélix, le banquet de la réconciliation de fin d’aventure en moins.

Au final, les seuls gagnants sont les ouvriers communaux qui pourront laisser les couleurs françaises en place tout au long de l’année sur la façade de l’école et économiser ainsi les gymnastiques qui ponctuaient les nombreuses commémorations officielles !

Sur le fond, nous n’avons rien appris sur les rapports entre nationalité et citoyenneté et le débat avorté - chat échaudé craint l’eau froide - n’est pas prêt d’être relancé. Les mesures proposées pour maquiller la reculade devant le tohu bohu général traduisent l’embarras des initiateurs du débat : à défaut d’une conception claire de la place des Français dans le monde - car c’est bien de cela qu’il s’agit - on nous propose des recettes ! - comme si cette réflexion vitale était affaire de cuisine.

Des échecs de ce genre ne sont pas sans conséquences.  Sur fond de désintérêt du plus grand nombre, ils laissent le champ libre à ceux qui refusent les valeurs fondatrices de la France, qui ne voient dans notre pays qu’un espace désincarné qui, mondialisation oblige, se banalise de plus en plus. Du coup  les hommes et les femmes qui y vivent deviennent l’enjeu d’une lutte qui, sous le prétexte d’une égale valeur de toutes les croyances, vise à imposer ses vues et remet justement en cause notre liberté. Les extrémismes se sont toujours développés sur ces ambiguïtés de la démocratie ou plutôt sur notre moindre implication à en défendre les valeurs.

Nous avions l’occasion de disséquer ces valeurs, pour certaines, de les dépoussiérer, voire d’en inventer de nouvelles, de façon à redevenir une nation conquérante, consciente et fière de ce qu’elle peut apporter au monde. Au lieu de cela, nous nous retranchons un peu plus dans la défensive. Faute de volonté, les palissades du village gaulois constituent un horizon aussi sécurisant qu’illusoire. Pire, d’avoir détourné le débat de son objet montre non seulement que nous sommes profondément divisés mais également que nous n’avons tout simplement rien à dire ! or comme disait Michel Audiard : « c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule », c’est la cacophonie qui prédomine et la voix de la France perd de sa crédibilité.

A Saasenheim, modestement, toutes les occasions sont mises à profit pour rappeler les fondamentaux de la vie dans la communauté nationale. La réorganisation de la fête nationale va dans ce sens. Pour donner plus d’impact à la réflexion sur notre identité, le conseil municipal a décidé de séparer géographiquement la commémoration de la fête populaire… il nous semble que le caractère citoyen du 14 juillet s’en trouvera renforcé. Avant de se livrer à la liesse, il faut se rappeler ce que signifie d’être Français. Il est alors aisé de prendre conscience que c’est une chance, mais que cette chance il faut la mériter, sous peine d’en voir les fruits de dessécher sans aucun profit pour qui que ce soit.

En toute citoyenneté,

Votre maire

Norbert Lombard

 

 

 

 


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