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L’église Saint Jean-Baptiste de Saasenheim.

L'Église de Saasenheim

L’histoire de l’église.

Au Moyen-âge, il ne devait y avoir qu’une nef plus petite que la nef actuelle. En 1648, une tour-chœur avec une sacristie dans son prolongement est construite à l’est.

La nef est remplacée par le vaisseau actuel en 1754. Celui-ci paraît alors disproportionné par rapport au clocher mais ce n’est qu’en 1892 que la tour-porche est construite ainsi que le chœur et la sacristie attenante au sud. L’ensemble donne alors l’apparence d’une église du XIXème siècle.

 

L’intérieur de l’église, un écrin baroque pour l’orgue.

 

Contrairement à l’aspect extérieur, l’intérieur a résolument conservé un style baroque grâce aux autels du XVIIIème siècle, autour desquels s’est faite une certaine unité dans la décoration et le mobilier cultuel.

 

 A voir :

 

  • Le plafond de la nef (couronnement de la vierge en deux tableaux), les murs gouttereaux (Jésus et Jean-Baptiste enfants) et le plafond du chœur (Dieu le Père),
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  • Les autels baroques (classés monuments historiques) : maître-autel dédié à Saint Jean-Baptiste, autel latéral nord ou de l’évangile dédié à l’Immaculée Conception, autel latéral sud dédié à Saint Charles Borromée (mais c’est la statue de St Jean Népomucène qui trône dans la niche axiale). Ces autels baroques auraient été offerts par la famille de Schoenau au moment de la reconstruction de la nef en 1754.
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  • Le triptyque représentant la passion et la résurrection du Christ est encastré dans le mur sud de la nef. D’auteur inconnu, probablement de la région du Vorarlberg à la fin du XVème ou au début du XVlème siècle, en bois polychrome, il est classé monument historique.
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  • Sur le mur nord, la vierge de piété en bois et polychromie moderne, classée parmi les monuments historiques.
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  • La chaire à prêcher qui date du 2° quart du XVIIIème siècle, au moins pour la cuve, le dorsal représentant le Christ enseignant aux docteurs et l’abat-voix surmonté du bon pasteur. Les évangélistes, représentés avec leur symbole (St Matthieu et l’homme, St Jean et l’aigle, St Marc et le lion, St Luc et le taureau), sont postérieurs,
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  • Les confessionnaux datent du deuxième quart du XVIIIème siècle et peuvent être rapprochés de ceux qui ont été réalisés en 1727 par Ruppert Haagel pour l’abbatiale d’Ebersmunster.
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  • Le chemin de croix est constitué de toiles peintes à l’huile, disposées sur les murs intérieurs de la nef.
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  • Deux fonts baptismaux encadrent les autels latéraux. Celui situé près de l’autel de l’évangile possède un couvercle avec un groupe sculpté représentant le Baptême du Christ. Il peut dater de la seconde moitié du XVIIIème siècle. Celui près de l’autel sud date probablement du XVIIème siècle, sauf le couvercle qui semble postérieur.
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  • Dans la sacristie se trouve un meuble de fabrication régionale datant du XVIIIème siècle, donc antérieur à la sacristie actuelle. En chêne et sapin taillé avec fer forgé et laiton, sa partie inférieure s’ouvre à six portes, celles du milieu, groupées deux à deux masquent deux séries de tiroirs servant de chasublier. La partie supérieure dispose de cinq portes.
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  • Des statues en plâtre complètent la statuaire de l’église :
  •            – Le Sacré Cœur de Jésus, sous le porche d’entrée de l’église,
  •            – Saint Antoine de Padoue, sous la tribune d’orgue,
  •            – L’Immaculée Conception, sur la tribune d’orgue,
  •            – Sainte Thérèse de Lisieux, sur le mur de droite de la nef,
  •            – Jeanne d’Arc, à gauche dans le chœur,
  •            – Sainte Odile, à droite dans le chœur,
  •            – Saint Louis de Gonzague, dans la sacristie.
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L’histoire de la paroisse.

 

L’existence du village est connue dès 768 (il s’appelait alors Saxone). Celle d’un lieu de culte n’est confirmée qu’en 1332 (Eberlinus, Rector Ecclesie in Saasenheim).

Propriété des Comtes de Ribeaupierre depuis 1244, Saasenheim, ainsi que Schoenau, Linkenheim et Birnenheim (deux villages aujourd’hui disparus) ont été cédés à la famille de Schoenau à titre de fief en 1360.

Habitant au départ dans le château médiéval de Schoenau dont il ne subsiste actuellement que la motte castrale, ils s’installent  par la suite dans un château résidentiel à Saasenheim, qui sera détruit en 1801.

Les Schœnau sont collateurs (droit de conférer les bénéfices ecclésiastiques) et décimateurs (ils perçoivent la dîme) pour les villages de Saasenheim et Schœnau.

 

Au  XVIIIème siècle, la paroisse consiste en :

 

La paroisse de Saasenheim, l’église Saint Jean-Baptiste et la chapelle domestique du château des barons de Schœnau, dédiée à Saint Jean-Népomucène et située au centre du village,

L’église Saint Oswald de Schœnau qui est filiale et pour laquelle le curé de Saasenheim doit subvenir à l’entretien d’un vicaire,

L’annexe de Sundhouse, village protestant dont l’église Saint Martin est commune aux deux confessions selon le principe du simultaneum,

La chapelle Saint Antoine de Padoue ou Linken Capell, située dans l’enclave que Saasenheim possède dans le ban communal de Sundhouse depuis la disparition du village de Linkenheim

 

L’orgue de Saasenheim, un témoin de l’histoire de l’orgue en Alsace.

 

C’est le premier orgue construit entièrement par Martin Bergäntzel en 1776.

Le buffet a été classé monument historique le 4 février 1991 et la partie instrumentale le 16 décembre 1997.

Transformé par les frères Wetzel en 1868, il sera dépouillé de ses tuyaux de façade par les Allemands en 1917 et rénové entièrement en 2006.